mercedes slk

Le SLK, ici la 350 Sport, reste un pur roadsterà deux places. Le toit rentrant est toujours aussi agréable et pratique, le coffre offre suffisamment de place et l'intérieur semble plus cosy.
Douze ans après son lancement, quatre ans après un premier lifting,la marque souabe donne un nouveau visage à son roadster SLK et revisite habilement ses mécaniques.
C'est ainsi. Les autos voient leurs formes se retendre, ou au contraire s'arrondir, lorsqu'elles entrent dans la seconde moitié de leur existence. La Mercedes SLK, sous les coups de boutoir d'une concurrence exacerbée, n'échappe pas à ce lifting d'usage. Né, déjà, en 1996, remanié en 2000, ce petit coupé-roadster vendu à un demi-million d'exemplaires se devait de réagir face à l'émergence de cabriolets venus de chez ses grands rivaux, BMW et Audi.
Le SLK reste cependant un pur roadster, à deux places. Son museau s'aiguise cette fois avec, derrière une étoile agrandie, un capot acéré et remis au goût du jour avec un bouclier inspiré de la Formule1. Cerise cachée sous ce gâteau, un éventail de motorisations très améliorées, offrant à la fois, comme commencent à nous y habituer les Allemands, plus de puissance pour moins de consommation.
Un exemple, à la dimension du «standing» français, le quatre-cylindres 1,8 l à compresseur passe de 163 à 184 ch tandis que sa consommation diminue d'un litre, pas moins, pour descendre à 7,7 l. Conséquence: ses émissions chutent de 27 g/km et passent nettement sous la barre des 200 g/km (182 g/km), effort appréciable qui n'expose plus qu'à un malus de 750 €. Croyez-vous que les motorisations supérieures fassent moins bien ? Et bien détrompez-vous puisque le V6 de 2,8 l (231 ch) consomme 0,4 l de moins (9,3 l) tandis que le V6 de 3,5 l progresse de son côté de 33 ch (305 ch) tout en brûlant comme son plus petit frère 1 l de moins (9,5 l). Belle démonstration de savoir-faire. Comme si, au-delà, l'affaire semblait avoir moins d'importance, le V8 5,5 l AMG (360 ch) est le seul à conserver ses caractéristiques précédentes.
Compte tenu du bond technologique accompli et de son adéquation au SLK, c'est le 350 Sport que nous avons plutôt retenu pour ce contact. Mercedes annonce pas moins de 650 pièces modifiées dans ce puzzle mécanique dont le résultat esthétique est extrêmement flatteur, au point de rappeler le très huppé SLR. Avec le pack sport (2 500 €) qui inclut le becquet arrière, les roues de 18 pouces et la suspension abaissée, l'illusion est plus complète encore. La direction à assistance variable (en option) diminue le rapport de démultiplication lors des braquages supérieurs à 5° d'amplitude. À l'usage, le système se révèle moins déroutant, plus naturel que la direction active façon BMW.
Légèrement revu, l'intérieur apparaît encore plus cosy. La matière plastique de la planche de bord ne mérite plus son nom, elle est si impeccablement moussée qu'elle paraît rebondie comme un coussin. Le toit rentrant est toujours aussi agréable et pratique. Malgré la présence de cet intrus, le coffre offre suffisamment de place (300 l toit fermé, 208 l ouvert) pour quelques jours de balade à deux.
Bien suspendu avec les réglages de base, le SLK semble naturellement conçu pour accueillir la merveilleuse transmission automatique à 7 rapports (en option sur les deux V6) qui en fait un véhicule à la fois onctueux et réactif. En suspension sport et avec une conduite moins coulée, les réactions de l'essieu arrière peuvent s'avérer nerveuses et nécessiter les corrections indispensables au volant. Les accélérations vigoureuses (0 à 100 en 5,4 s) ne laissent aucun doute sur le tempérament de la 350, qui, en plus, sait rouler sur un filet de gaz et reprendre puissamment dès 2 000 tours.
Vendu majoritairement, comme toutes les voitures décapotables, dans les pays du Nord, le SLK mérite le titre de « Cabriolet de l'hiver ». Il possède face à la concurrence un redoutable avantage qui a pour nom Airscarf: une buse placée à la base du cou diffusant un courant d'air chaud vous enveloppant comme une écharpe (scarf en anglais). Associé à une puissante climatisation tenant compte de la position du toit et d'un efficace système de chauffage de ses sièges en cuir, le tout étant facturé en supplément 3 350 € (Pack Roadster), les occupants d'un SLK peuvent quasiment traverser la Sibérie à ciel ouvert. De quoi profiter pleinement, aussi, de la sonorité du V6, à la très jolie voix de baryton.
Technique express SLK 350 Sport
Moteur: V6 essence, 3 498 cm³
Puissance: 305 ch à 6 500 tr/mn
Couple: 360 Nm à 4 900 tr/mn
0-100 km/h: 5,4 sec
Vitesses: 250 km/h (limitée)
Consommation: 9,2 l (mixte UE)
CO2: 270 g/km. (malus 1 600 eur